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La question revient à chaque automne au club : est-ce qu’une heure sur home-trainer vaut une heure dehors. J’ai gardé toutes mes séances de novembre à avril, en notant la sensation perçue juste après, pour arrêter de répondre au feeling.
Le protocole
- Même capteur de puissance sur les deux supports.
- Sensation notée de 1 à 10 dans les dix minutes suivant la séance.
- Séances classées en trois familles : endurance, seuil, intensité courte.
Ce qui ressort
À puissance moyenne égale, la fréquence cardiaque monte plus vite en intérieur, environ six battements d’écart sur l’endurance. La ventilation explique une bonne partie du phénomène : depuis que j’ai ajouté un vrai ventilateur, l’écart est tombé à deux ou trois battements.
Le seuil, presque identique
Sur les séances au seuil, les chiffres se superposent presque. L’intérieur a même un avantage : aucune descente, aucun feu rouge, donc un temps passé dans la zone visée nettement supérieur pour une même durée totale.
L’endurance longue, moins bien
Au-delà de deux heures, la sensation perçue décroche franchement en intérieur alors que les données physiologiques restent correctes. Ce n’est pas une limite du corps, c’est une limite d’ennui, et elle compte quand même.
Ce que j’en fais
Je place désormais tout ce qui est court et intense en intérieur, et je garde les sorties longues pour dehors, quitte à me couvrir davantage. Le home-trainer n’est pas un pis-aller, c’est un outil différent.